Si nous étions si impatient de découvrir l’île à vache (Haïti), c’est en grande partie en raison de l’école que nous devions visiter là-bas. Les quelques photos que nous avions pu voir nous avaient vraiment mis l’eau à la bouche et les échanges effectués depuis plus d’un an avec les administrateurs de l’école nous donnaient de beaux espoirs quant au bon déroulement du projet avec les enfants ainsi que de notre séjour en général. Pour faire court, on peut dire que nous n’avons pas été déçus ! À peine une heure après que nous ayons jeté l’ancre, Jean Sauny Pierre (Sauny pour les intimes), approchait timidement du Gayar dans son bois fouillé (pirogue creusée dans un tronc de manguier), pour nous saluer et nous souhaiter la bienvenue. Depuis cet instant et jusqu’à ce que nous quittions l’île à vache, 10 jours plus tard, Sauny fut d’une gentillesse et d’un secour absolument indicible. Nous le remercions du fond du cœur ainsi que sa femme, ses amis Tony et René et tous ceux qui ont rendu notre séjour si agréable.
« L’école du village » est située sur la côte nord de l’île, dans la petite communauté de Canobert à une heure de marche de Port Morgan. Le premier jour, nous partons donc aux aurores pour une magnifique promenade tropicale à travers l’île. De grosses averses étant tombées la veille de notre arrivée, les sentiers étaient très glissants et tout juste praticables. Il arrive parfois, qu’il pleuve tellement sur l’île que les enfants (et les enseignants) ne viennent pas l’école à cause de la boue. Rappelons qu’en raison de l’absence de route sur l’île, les habitants se déplacent exclusivement à pied, à cheval ou en bateau. Le lendemain, nous opterons donc naturellement pour notre mode de transport favori…
Ainsi, pendant toute la durée du projet, nous nous rendions tous les matins à Canobert avec le beau dinghy que Sauny nous avait gentillement prêté. Le trajet prenait environ 20 minutes et ce changement de perspective nous donnait une nouvelle occasion d’admirer la beauté des paysages que nous avions pu apprécier en prenant les voies terrestres le premier jour. Une fois arrivé à l’école, nous mettions en place notre routine habituelle et commencions le travail. Malgré un niveau scolaire, disons-le, très faible, les enfants ont pu prendre part aux ateliers que nous leur proposions et compléter tous les portraits destinés à être envoyés aux quatres coins de l’Atlantique vers les autres écoles participantes au projet.











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