Publié par : portraitsatlantiques | avril 25, 2010

Île à vache-Turks and Caïcos

Après 10 jours passés dans ce petit paradis terrestre, l’heure est venue, une fois de plus, de larguer les amarres. C’est l’un de nos derniers « démarrages » (eh oui encore un terme qui vient du vocabulaire maritime…) et il y a une pointe de nostalgie dans nos esprits. La fin du voyage commence à se faire sentir et même s’il nous reste encore à affronter de longues journées en mer, c’est avec ce départ nous faisons un peu nos adieux aux destinations tropicales et aux rencontres exotiques.

Soirée de départ sur le Gayar en compagnie de nos amis locaux et d'un bateau voisin venu d'Israel!

Raph dans les bras de Sauny, Toni à la bouteille et Loulou supervise!

Le jour de notre départ, Port Morgan est en pleine effervescence. La troisième édition d’une grande régate va avoir lieu. Cette course donne l’occasion aux pêcheurs de l’île de faire montre de leur dextérité dans le maniement de leurs petits bateaux à voile. L’événement tout récent est vite devenu le grand rendez-vous des tous les insulaires. À la suite de la régate qui dure environ deux heures, une grande fête prend place sur les rivages de la baie de Port Morgan.

Les concurrents se préparent...

Tous à vos marques!

Prêt! Feu!

Partez!!!!

Malheureusement, ne pouvant pas repousser notre départ d’une journée de plus, il nous faudra refuser les multiples invitations de Sauny et de nos nouveaux amis haïtiens à rester faire la fête avec eux. Le départ ne fut pas facile mais d’un autre côté, il est souvent plus agréable de partir alors que la fête bat son plein plutôt qu’en silence, fatigué et avec les yeux embrumés par une épaisse gueule de bois…

Outre l’importance d’arriver aux Turks and Caïcos avant Max (un ami venu nous aider à remonter le bateau jusqu’à New York), l’une des principales raisons de ce départ un peu précipité était de profiter d’une superbe fenêtre météo nous permettant de passer le bien nommé Windward passage («détroit au vent » en français). C’est dans cet étroit goulet que s’engouffrent tous les vents du nord qui viennent buter contre la barrière quasi continue que forment les grandes Antilles (Cuba-Hispaniola-Puerto Rico). Ces vents soufflent donc très régulièrement entre 30 et 40 nœuds à l’intérieur de ce petit bras de mer qui séparent Cuba d’Haïti. D’où l’importance de bien choisir son moment pour remonter vers les Bahamas. Soyons clair, ici, une bonne fenêtre signifie un calme plat, inutile d’espérer bénéficier de vents de secteur sud… Notre passage se fera donc sans problème, les prévisions prévoyaient une pétole quasi absolue mais nous avons tout de même pû bénéficier d’une légère brise de nord est qui nous permit de remonter au près et d’éviter de trop consommer notre précieux gasoil.

Matiné embrumée

Lumières du soir...

Trois jours plus tard nous atterrissons en fin d’après midi sur l’archipel des Turks and Caïcos et nous nous confrontons à un problème de taille ; passer la barrière de corail sans carte précise des fonds marins bordant les côtes de l’île !


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